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Petit journal du confinement - No 35

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30 Juil 2020

Le s(p)ort suspendu

 

 

Le bruit d’un confinement courait depuis quelques jours. Tout commença début février par un défilé du nouvel an chinois annulé. Un mois plus tard, début mars, le huitième de finale retour de Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et le Borussia-Dortmund était contraint de se tenir à huis clos, sur ordre de la préfecture de police. Ce sera le dernier match officiel d’un club français avant une coupure qui durera quatre mois. Six jours plus tard, le 17 mars, le président de la République, Emmanuel Macron, scellait le sort de 66 millions de Français : le confinement était acté.


Comme bon nombre de secteurs d’activité, le sport était soumis à une coupure forcée. En France comme partout en Europe, les championnats étaient gelés, suspendus aux annonces du Gouvernement. Pour des milliers de sportifs de haut niveau, de dirigeants et d’employés de clubs, le chômage technique ou partiel était imposé. Ce fut aussi le cas pour de nombreux journalistes, de sport ou d’ailleurs, titulaires ou pigistes. Car sans actualité ni résultats, difficile pour les rédactions de conserver la totalité de leurs effectifs, pour beaucoup laissés sur la touche.


Les restrictions budgétaires pleuvent. Il n’y aura pas de piges avant la reprise des championnats domestiques. Les Jeux olympiques d’été et le championnat d’Europe de football, les deux événements majeurs de la saison sont annulés et reportés d’un an. Le sport est suspendu aux quatre coins du globe jusqu’à nouvel ordre. Roland-Garros, le Tour de France ou encore les 24 heures du Mans sont repoussés à septembre. À mesure que le confinement s’étend, on comprend bien vite que la saison sportive est mise à mal.


En Allemagne, en Espagne ou en Italie, des dates de reprise envisagée du football commencent à tomber. En France, le Gouvernement et la ministre des Sports, Roxanna Maracineanu, rechignent à faire reprendre la saison une fois le confinement levé. Pour des milliers de journalistes, c’est la douche froide. Quotidien sportif national, le journal L’Équipe peine à remplir ses pages et redouble d’imagination pour combler le grand vide laissé par la suspension des championnats. Dans les quotidiens généralistes, les pages sport ont disparu, laissant place au suivi de l’évolution de la Covid-19. Sur les chaînes télévisées, Canal+, BeIN-Sports, la chaîne L’Équipe et RMC-Sport passent en boucle des rediffusions de rencontres sportives. Une aubaine pour les passionnés, le désespoir pour les spécialistes, cantonnés à leur canapé.


La nouvelle tombe quelques jours plus tard : les championnats nationaux ne reprendront pas. En football, rugby, basket, handball, etc. la saison est officiellement terminée. Contrairement à ses voisins européens, la plupart pourtant davantage touchés par la Covid-19, la France fait un choix catégorique. Même au Royaume-Uni, le football a repris. L’occasion, au moins, de retrouver quelques pages de sport dans les quotidiens… à défaut de Ligue 1 ou de Top 14. Une fois le confinement levé, le 11 mai dernier, l’activité sportive reprend peu à peu dans l’Hexagone, avec quelques matches amicaux ici et là. Un mois plus tard, fin juillet, le Paris-Saint-Germain disputera deux finales de coupes, maintenues malgré la fin de saison prononcée quelques semaines plus tôt. Pour la majorité des journalistes pigistes comme moi, il faudra cependant attendre la fin août et la reprise des différents championnats pour retrouver – même à distance - le chemin des rédactions.

 

Quentin Gesp

28 juillet

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